Une autre lecture du rôle en radionique et dans les pratiques informationnelles
Introduction — Changer de perspective sur le rôle humain
Dans de nombreuses approches contemporaines, l’humain est perçu comme un opérateur : il applique une méthode, suit un protocole, exécute une procédure.
La radionique, lorsqu’elle est comprise dans sa profondeur, propose une lecture radicalement différente : le praticien n’est pas un exécutant, mais une interface consciente.
1. Qu’est-ce qu’une interface consciente ?
Une interface n’est pas une source d’action.
Elle est un point de relation entre différents niveaux d’un système.
Dans le cadre de la radionique, le praticien se situe :
• entre un champ informationnel et sa manifestation possible,
• entre une demande et une dynamique d’évolution,
• entre ce qui est perçu et ce qui peut être réorganisé.
Sa fonction première n’est donc pas d’agir, mais de rendre possible une relation juste.
2. Pourquoi la conscience du praticien est déterminante
La radionique n’agit pas par automatisme.
Elle repose sur la capacité du praticien à :
• percevoir sans projeter,
• écouter sans orienter,
• maintenir une neutralité active.
La conscience n’est pas ici une notion abstraite.
Elle désigne la qualité de présence à partir de laquelle l’information est lue, comprise et transmise.
Deux praticiens utilisant les mêmes outils n’ouvrent pas le même champ d’action, car ils n’occupent pas le même point de cohérence.
3. Interface, non instrument
Un point essentiel mérite d’être clarifié :
le praticien n’est pas un instrument au service d’une technique.
Il n’est pas :
• un canal passif,
• un relais automatique,
• un simple support d’intention.
Il est un élément actif du système, dont l’état intérieur influence directement la qualité de l’acte informationnel.
4. Responsabilité et éthique implicite
Être interface consciente implique une responsabilité naturelle.
Non pas morale, mais structurelle :
• ce qui transite par l’interface est teinté par sa qualité,
• ce qui est transmis est influencé par sa stabilité,
• ce qui est ajusté dépend de sa clarté.
C’est pourquoi la formation du praticien ne peut se limiter à des protocoles.
Elle engage un travail intérieur continu.
Conclusion — Vers une pratique mature
Reconnaître le praticien comme interface consciente permet de sortir :
• du fantasme de toute-puissance,
• de la dépendance aux outils,
• de la recherche de résultats immédiats.
La radionique devient alors une pratique de relation informationnelle, exigeante, sobre et profondément humaine.
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